EXCEPTION D'IMPARTIALITE adressée à LA COUR EUROPEENNE DES DROITS DE L'HOMME
Ce document accomplit ce que peu osent formuler : retourner la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme contre elle-même.
Dans son arrêt NF contre Italie du 2 août 2001, la CEDH a validé l'incompatibilité entre fonctions juridictionnelles et appartenance maçonnique, et jugé que cette appartenance pouvait être rendue publique sans violer la vie privée du magistrat. Si ce principe vaut pour les juges italiens, il vaut pour les juges de Strasbourg. Trois moyens sont développés. Le premier applique l'argument auto-référentiel : la Cour est liée par sa propre jurisprudence et ne peut s'en exempter sans se contredire formellement.
Le deuxième soulève l'incompatibilité du double serment — le serment judiciaire public d'indépendance absolue, et le serment maçonnique secret de solidarité inconditionnelle.
Le troisième rappelle que l'apparence d'impartialité est une condition d'autorité : une juridiction opaque sur l'obédience de ses membres ne peut offrir la garantie qu'elle est censée incarner. Utilisé devant les juridictions françaises, ce document constitue une réserve anticipée de recours. Utilisé devant la CEDH, il prend la forme d'une exception préliminaire avant tout examen au fond. Aucune juridiction n'est au-dessus des principes qu'elle pose.




















